5. Mai 2013
«Sam Szafran – 50 ans de peinture»
Fondation Pierre Gianadda, Martigny, exposition jusqu'au 16 juin 2013

Sam Szafran et Léonard Gianadda sont
liés par une solide et longue amitié. Le peintre a ouvert son atelier et ses
collections, prêtant des photographies de son ami Henri Cartier Bresson. Le
Martignerain a déjà manifesté son admiration au peintre par des expositions.
En 1999, avant la Fondation Maeght de Saint-Paul de Vence, la Fondation Pierre Gianadda présentait une grande rétrospective de cette oeuvre inclassable et méconnue, révélant la série des «Ateliers», celle des «Rocking Chairs», ou encore les «Escaliers».
Jean Clair, commissaire de l’exposition, ancien
directeur du Musée Picasso à Paris et vieil admirateur de Szafran, jetait un
regard perspicace sur les dessins de son ami, «prétextes à un jeu abstrait,
d’une parfaite maîtrise, qui anime l’inanimé et qui donne… la puissance de la
vie à l’inerte». Il s’agissait de la première rétrospective de cette œuvre très
collectionnée, mais peu montrée. Elle faisait suite à une belle monographie,
parue sous la plume de Jean Clair à Genève chez Skira en 1998.
En 2004, la Fondation Pierre Gianadda inaugurait le Pavillon Szafran, deux
étonnantes céramiques monumentales. Ces oeuvres d’extérieur, visibles dans le
parc de la Fondation, reprennent les thèmes des «Escaliers» et des
«Philodendrons». Leur réalisation chez Joan Gardy-Artigas, le céramiste de Miró
et de tant d’autres, a été patiemment documentée à travers film et catalogue.
Aujourd’hui, Daniel Marchesseau, autre fidèle de la fondation et vieil ami de Sam Szafran, signe une nouvelle exposition du maître français, un événement pour les amateurs de cette peinture et pour tous ceux qu’intéressent «l’une des œuvres les plus secrètes et les plus poétiques de ce temps».
fg
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Kommentare von Daniel Leutenegger