9. Juni 2012
PIETER HUGO: «THIS MUST BE THE PLACE»
Exposition Musée de l'Elysée, Lausanne, jusqu'au 02 septembre 2012

Image:
Pieter
Hugo, Escort Kama, Enugu. From the series Nollywood, 2008-2009 © Courtesy of
Stevenson Gallery, Kaapstad / Yossi Milo, New York
«This Must Be The Place» est la première rétrospective du photographe sud-africain Pieter Hugo (né à Johannesburg en 1976). Depuis 2003, Pieter Hugo photographie la vie quotidienne en Afrique du Sud, et plus largement celle de l’Afrique subsaharienne, qu’il connaît particulièrement bien.
Il montre les séquelles de la fin du régime de l’apartheid, ses incidences sur les gens, et également sur les paysages. Les implications du commerce mondialisé et les politiques postcoloniales en Afrique sont des thèmes qui donnent sens à son œuvre, qui s’est développée de manière brillante en moins de dix années et font de lui un artiste internationalement reconnu.
Pieter Hugo confronte dans sa vision contemporaine de l’Afrique les différences culturelles et sociales entre les Noirs et les Blancs, entre les riches et les pauvres. Son esthétique est très particulière. Au travers de grands formats très élaborés, souvent frontaux, il propose un tableau social très varié, proche de la fiction, et montre un univers composé d’aveugles, de Noirs albinos, d’acteurs, d’artistes de rue, de montreurs de serpents, de récupérateurs de déchets, d’amis ou de proches qu’il a suivis, et qui constituent des parts de vie parfois comiques, souvent tragiques.
Il interpelle en mettant en image le destin d’un monde souvent marginalisé, qui intrigue et provoque, ou qui au contraire sait émouvoir. Pour sa série «The Hyena & Other Men» (2005-2007) il a suivi des groupes d’hommes, de femmes et d’enfants, tels ceux qui traversent le Nigéria en montrant de terribles hyènes, de sympathiques singes et de curieux pythons. La série «Permanent Error» (2009 – 2010) montre, au bout de la chaîne de la prospérité, des hommes et des femmes qui s’empoisonnent en récupérant des métaux précieux contenus dans des ordinateurs périmés, qui ne sont autres que les ruines de notre propre richesse.
Sa série la plus connue, «Nollywood», est une intrusion brillante et théâtrale parmi les figurants ou acteurs qui travaillent au service de la troisième plus grande industrie du cinéma, au Nigéria, qui produit plus de cinq cents films chaque année. Une sélection de la série «Albinos», figurant dans les collections du musée, sera également présentée dans l’exposition.
Révélé à un large public par le Musée de l’Elysée en 2005 grâce à l’exposition «reGeneration», le travail de Pieter Hugo figure depuis 2006 dans les collections du musée.
Le jeune photographe a déjà gagné de nombreux prix dont le KLM Paul Huf Award en 2008 et a récemment été nominé au Deutsche Börse Photography Prize 2012.
L’exposition, qui comprend près de 100 tirages de 60 x 60 cm ou 90 x 90 cm, est produite par le Fotomuseum Den Haag (Pays-Bas).
Elle est accompagnée d’un livre de 224 pages publié à l’occasion de la rétrospective:
Pieter Hugo, «This Must Be The Place», Prestel, 2012, avec des essais de T.J. Demos et Aaron Schuman. Il est en vente à la librairie et sur le site du musée.
Commissaires: Wim van Sinderen, Fotomuseum Den Haag, et Daniel Girardin, Musée de l’Elysée.
mel
Contact:
Musée de l’Elysée – Lausanne
avenue de l’Elysée 18
CH-1014 Lausanne
T: +41 21 316 99 11
F: +41 21 316 99 12
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http://www.elysee.ch
Kommentare von Daniel Leutenegger