21. Dezember 2025
«ARBRE MAGIQUE»
Cantonale Berne Jura 25 / 26, Exposition EAC (les halles), Porrentruy, jusqu’au 25 janvier 2026

Image: Vue de l’exposition Cantonale Berne Jura 25/26, EAC (les halles), 2025 – Photo: Ph.Q / eac ( les halles )
La Cantonale Berne-Jura 2025-26 à l’Espace d’art contemporain (les halles), s’articule autour du sapin, symbole fort en cette période de fin d’année. Pièce centrale de l’exposition, il devient le point d’ancrage autour duquel gravitent les différentes positions artistiques, comme autant de présences, de projections et de questionnements. Au-delà de sa dimension mystique, le sapin entre désormais en résonance avec l’attention portée à l’environnement et l’identité des montagnes jurassiennes.
Initialement, le Wonder Tree ou Arbre Magique, auquel Kaspar Bucher (*1976) fait référence par son titre, est un pendentif désodorisant principalement destiné à parfumer l’habitacle des voitures. Dans ce nouveau contexte, il diffuse idées, formes et couleurs, devenant un vecteur critique de réflexion sur notre rapport au vivant, à la culture et à la matérialité. Entre tradition et transformation, il se dresse ici comme un emblème collectif, fédérant des approches artistiques diverses tout en interrogeant la place de la nature dans notre imaginaire contemporain.
Les chaises déformées de Cécile Baumgartner Vizkelety (1997) et Ina Egger interrogent la notion d’espace public. Sophie Burtscher (1993) revisite avec subtilité le cliché de la représentation familiale. Bruno Cabete (1997) évoque un rapport post-religieux au savoir à travers une tapisserie aux accents psychédéliques, tandis que Marco Eberle (1968) immortalise un épisode douloureux en reproduisant des béquilles en fonte d’aluminium. Anna-Lena Eggenberg (1996) s’adresse quant à elle au spectateur par une supplique silencieuse. Rebekka Friedli (1989) explore la tension entre le porté et le portant dans une vidéo où flotte un verre, tout comme Audrey Guerdat (2004), qui questionne la frontière entre intérieur et extérieur. En vidéo également, Samuel Haettenschweiler (1976) invite à reconsidérer le paysage urbain. Le plongeon tissé de Sabine Haldimann (1970 ) évoque celui d’Yves Klein. Robert Ireland (1964) renverse les règles du jeu en peignant au verso de la toile, laissant la couleur transparaître à travers des incisions. Valérie Losa (1980) souligne l’importance de la biodiversité en représentant des insectes dont ne subsiste que le relief. Susann Müller (1953) et Anaïs Orr (1994) explorent la géométrie et l’agencement des surfaces, cette dernière intervenant directement au crayon sur une plaque de porcelaine. Brigitte Salzmann (1972) cherche, par la peinture, à instaurer une présence positive dans l’espace, un champ calme de puissance. Moritz Schmid (1976) introduit la notion d’esthétique fonctionnelle, où la forme découle du matériau. Reto Steiner (1978) met en lumière la puissance de la matière et sa maîtrise en façonnant le marbre. Enfin, Julian Zehnder (*1995) ponctue l’ensemble sur une note festive avec son trio de tambours animés.
Artistes
Cécile Baumgartner Vizkelety & Ina Egger
; Kaspar Bucher;
Sophie Burtscher; Bruno Cabete
; Marco Eberle
; Anna Lena Eggenberg;
Rebekka Friedli
; Audrey Guerdat
; Samuel Haettenschweiler;
Sabine Haldimann;
Robert Ireland;
Valérie Losa
; Susan Müller; Anais Orr
; Brigitte Salzmann;
Moritz Schmid
; Reto Steiner;
Julian Zehnder
Jury:
Maude Queloz, Philippe Queloz, Sébastien Strahm
cp
Contact:
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Kommentare von Daniel Leutenegger