Exposition Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA), Plateforme 10, Lausanne, jusqu’au 17 janvier 2027

Image: Charles Blanc-Gatti, «L’Orchestre – 2e version», 1932. Huile sur contreplaqué, 153,3 x 153 cm. MCBA, acquisition 2026. © Charles Blanc-Gatti – Photo: MCBA

Image: Fête foraine (composition), entre 1928 et 1932. Huile sur bois, 81 × 59,8 cm. Collection familiale © Charles Blanc-Gatti – Photo: MCBA
Les propositions du Lausannois Charles Blanc-Gatti (1890 – 1966) pour établir des correspondances entre les sons et les couleurs sont multiples: transpositions picturales, décors lumineux dynamiques, films d’animation. Ses œuvres poursuivent toutes l’ambition d’une stimulation et d’un enrichissement de nos perceptions sensorielles.
Charles Blanc-Gatti est attiré depuis l’enfance à la fois par la musique et par les arts plastiques. Il est aussi doué d’une «synesthésie chromatique et géométrique»: à l’audition des sons, il visualise des couleurs et des formes. Violoniste amateur et peintre autodidacte, il ne suivra aucune formation académique.

Image: Cris du Monde – Honegger, entre 1931 et 1932. Huile sur bois, 110 × 160 cm. Propriété familiale © Charles Blanc-Gatti – Photo: MCBA
L’exposition «Les couleurs du son» s’arrête sur quatre moments clefs de son itinéraire. En 1931, installé à Paris, Blanc-Gatti organise une exposition qui réunit une cinquantaine d’œuvres abstraites. Il s’agit de transpositions picturales des visions déclenchées dans son esprit à l’écoute de morceaux de musique classique. En 1932, il fonde l’Association des artistes musicalistes avec les peintres Henry Valensi, Gustave Bourgogne et Vito Stracquadaini qui partagent sa conviction de la suprématie de la musique sur tous les arts.
Blanc-Gatti s’intéresse par la suite aux nouvelles techniques d’éclairage scénique. Il crée des décors lumineux dynamiques où des jeux de lumière colorée sont projetés et synchronisés avec le son. Il conduit aussi des recherches sur la peinture fluorescente.
Le tableau «L’Orchestre – 2e version» est la synthèse de sa conception du spectacle chromophonique; il donne la clef de lecture des correspondances que Blanc-Gatti établit entre les sons et les couleurs. De retour en Suisse fin 1936, l’artiste poursuit ses recherches dans le domaine du cinéma et produit en 1939 un film d’animation expérimental: «Chromophonie».

Image: Lac Léman, sans date. Huile sur panneau, 59,7 × 81 cm. Collection familiale © Charles Blanc-Gatti – Photo: MCBA

Image: Saint-Saphorin, 1936. Huile sur pavatex, 46 × 32,8 cm. Collection Emmanuel Manera © Charles Blanc-Gatti – Photo: MCBA
De multiples facteurs sont susceptibles de déclencher les visions de Blanc-Gatti. L’éblouissement par la lumière – qu’elle soit naturelle ou spirituelle – est génératrice d’extases qu’il va représenter dans ses paysages du Léman et des Alpes valaisannes, ainsi que dans ses peintures religieuses.
Commissariat: Catherine Lepdor, conservatrice en chef, MCBA, assistée de Camille de Alencastro, collaboratrice scientifique, MCBA
cp
En savoir plus:
https://www.mcba.ch/wp-content/uploads/2026/09/MCBA_Blanc-Gatti_GuideDeSalle_FR.pdf
https://www.mcba.ch/wp-content/uploads/2026/09/MCBA_Blanc-Gatti_DossierPresseFR.pdf
Publication
Charles Blanc-Gatti. Les couleurs du son
Catherine Lepdor (dir.), contributions de Marion Sergent, Catherine Lepdor, Stéphanie Ricordeau, Camille de Alencastro, 2026, Lausanne, Musée cantonal des Beaux-Arts, Coll. Espace Focus, n° 13, 2026, 60 p., fr.
Contact:
https://www.mcba.ch/expositions/blanc-gatti/

Image: Vue d’exposition «Charles Blanc-Gatti. Les couleurs du son», 2026 – Photo: © MCBA, Lausanne
#CharlesBlancGatti #LesCouleursDuSon #MCBALausanne #Plateforme10 #CatherineLepdor #CamilledeAlencastro #CHcultura @CHculturaCH ∆cultura cultura+
Kommentare von Daniel Leutenegger