10. Mai 2025
«女 FEMMES CHINOISES»
Exposition Fondation Baur, Musée des Arts d’Extrême-Orient, Genève, jusqu’au 20 juillet 2025

Image: Anonyme, Femme jouant du zhongruan 中阮, Couleurs aquarellées sur papier, Dynastie Qing, XIX e siècle, Fondation Baur, Musée des arts d’Extrême-Orient
L’exposition «女 Femmes chinoises» propose d’aborder divers aspects de la vie de la femme dans la culture chinoise, tout en évoquant au travers d’une sélection d’œuvres de poétesses les tensions liées à leur condition.
Le parcours débute par une exploration de la représentation traditionnelle de la femme dans l’art: à l’évolution des canons de beauté incarnés par la statuaire funéraire des Tang (618-907) répond le portrait peint hiératique d’une épouse d’âge mûr des Qing (1644-1911), témoin anonyme du culte des ancêtres en Chine.
Au-delà des frontières, la figure rêvée d’une certaine femme chinoise s’est transmise en Europe via la porcelaine d’exportation, et s’est répandue comme un modèle idéalisé dans les chinoiseries d’un Antoine Watteau (1684-1721) ou d’un François Boucher (1703-1770).
La seconde partie s’ouvre sur un magnifique lit de mariage en bois sculpté et doré, symbole de cette étape essentielle de la vie. Dans une société patriarcale pluriséculaire, nombreux sont les motifs décoratifs qui renvoient au bonheur conjugal, aux vœux de fertilité et au souhait d’une descendance masculine. La littérature se fait largement l’écho de l’importance du mariage, qu’il soit vécu comme une contrainte ou comme une union heureuse, à l’instar du fameux récit du Pavillon de l’Ouest (Xixiang ji 西廂 記), maintes fois illustré sur les céramiques.
Une troisième section propose d’aborder les ornements et vêtements féminins, mais traite également de la pratique douloureuse du bandage des pieds, mutilation marquant à la fois la féminité, la beauté et le statut social.
La quatrième partie est dédiée aux divinités féminines qui assurent une protection particulière aux femmes et aux enfants, ainsi qu’aux croyances populaires liées à l’enfantement.
C’est par l’évocation de plusieurs trajectoires de femmes peintres, de l’époque Ming (1368-1644) à nos jours, que se clôture l’exposition. Dong Xiaowan 董小宛 (1625-1651), l’impératrice douairière Cixi 慈禧 (1835-1908), Ling Shuhua 凌書華 (1900–1990), mais également l’artiste Peng Wei 彭薇 (née en 1974), racontent chacune, à sa manière, une histoire de la condition féminine.
Commissaires: Pauline d’Abrigeon et Helen Loveday
cp
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Kommentare von Daniel Leutenegger