31. Mai 2025
MUSÉE RATH GENÈVE: «TINGUELY»
Exposition Musée d’art et d’histoire Genève (MAHG), Musée Rath, jusqu’au 7 septembre 2025

Image: Jean à la base, 1988, Dannemois, France – © Photographe: Laurent Condominas
Pour célébrer le centenaire de Jean Tinguely, le MAH rend hommage à l’artiste suisse avec une exposition qui met en lumière la diversité de sa pratique artistique. Présentée au Musée Rath, l’exposition recrée l’atmosphère singulière de l’exposition imaginée par Tinguely lui-même en 1983 dans ce même lieu, en réunissant sculptures mécaniques, dessins inédits et installations spectaculaires restituant «le dynamisme de la vie».
Un esprit de fête et de désordre assumé
Plutôt qu’une rétrospective chronologique, l’exposition imaginée par le MAH adopte un parcours éclaté, joyeusement anarchique, fidèle à l’esprit de Tinguely. Plus de trente sculptures mécaniques, issues de collections publiques et privées, entrent en résonance avec une sélection inédite de dessins, notamment grâce à une donation exceptionnelle au MAH de la Niki Charitable Art Foundation, fondation représentant les légataires testamentaires de l’artiste.
À travers ces œuvres, le public retrouve l’univers subversif, poétique et ironique de Jean Tinguely, maître de la méta-mécanique et du hasard en action.
Dessins, machines et histoires singulières
Parmi les moments forts du parcours: Méta-Herbin, représentative du travail précurseur de Tinguely, Relief Bleu, FIAC, The Gay Machine, des machines prêtes à s’auto-détruire inlassablement, à basculer, à agir chaotiquement; une Fontaine de la mort, retable macabre truffé de crânes et de feuilles… et des œuvres plus intimes, comme Le chien de Niki, réalisé en hommage au compagnon disparu de son épouse Niki de Saint-Phalle.
Une large part de l’exposition est aussi consacrée au dessin, dont Tinguely soulignait l’importance dans la structure de ces machines. Pour la première fois, une quarantaine de dessins — pour la plupart inédits — sont montrés au public, tous issus de la Niki Charitable Art Foundation.
À l’issue de l’exposition, la moitié d’entre eux (soit une vingtaine d’œuvres) rejoindra définitivement la collection du MAH: un don d’une valeur artistique et historique majeure.
Tinguely et Genève: une histoire d’attachement
Genève occupe une place particulière dans la vie et le parcours de Jean Tinguely. Dès les années 1960, l’artiste entretient des liens étroits avec la scène genevoise, ses galeries, ses collectionneurs et, surtout, avec le MAH. Le public retrouvera ainsi deux œuvres phares de la collection du MAH: Cercle et carré éclatés, monumentale sculpture (18 mètres), exposée pour la première fois depuis quelques années et Si c’est noir, je m’appelle Jean, œuvre iconique de 1960 restaurée pour l’occasion, rappelant l’engagement politique anarchiste de l’artiste.
Cette exposition est une initiative entièrement portée par le MAH, en collaboration avec des collectionneurs privés et institutionnels. Une manière de proposer un regard libre et décalé sur une œuvre majeure du XXe siècle, toujours en mouvement, d’un artiste qui entretenait des liens étroits avec la cité de Calvin.
Comissariat: Samuel Gross
mrg
Contact:

Image: Jean Tinguely (1925–1991), Sans titre, date inconnue. Collage (gouache, autocollants, plumes, fleurs en plastique, décoration d’un sapin de Noël, patchs sur carton), L 30,5 x H 45,5 cm – © Niki Charitable Art Foundation
#Tinguely100 #JeanTinguely #NikiCharitableArtFoundation #MuséeRathGenève #MAHGenèveTinguely #SamuelGross #CHcultura @CHculturaCH ∆cultura cultura+
Kommentare von Daniel Leutenegger