Exposition Musée des Beaux-Arts de La Chaux-de-Fonds, jusqu’au 24 août 2025

Image: Doris Stauffer (1934-2017), Autoportrait, non daté, Crayon sur papier © Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale suisse

Image: Doris Stauffer (1934-2017), Sans titre, non daté, Feutre sur papier © Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale suisse
Doris Stauffer a ouvert la voie à celles qui sont venues, et arrivent encore, après elle. Dans les années 1960 l’artiste assemble des objets de la vie quotidienne – boutons, napperons, ustensiles, jouets d’enfants – pour créer des tableaux dont la matérialité, considérée comme toute féminine, devient le lieu de dénonciation des inégalités d’une société patriarcale.

Image: Doris Stauffer (1934-2017), Heute Sauerkraut, 1962. Papier imprimé coloré, règle en plastique, pièces de matériel, châssis de jouet, poupée, tissu, bobines de fil, feuilles plastique, oiseau en papier sur un socle en bois, 43 x 70 x 8 cm © Aargauer Kunsthaus Aarau – Crédit photographique: Timo Ullmann

Image: Doris Stauffer (1934-2017). Des meeres und der liebe wellen, 1968, Tête de lit d’enfant peinte en rose et bleu, avec des rails de train en plastique et divers jouets en étain collés, 88 x 85 x 10 cm © Aargauer Kunsthaus Aarau – Crédit photographique: Timo Ullmann
Dans la pratique de Doris Stauffer l’art et la vie se confondent. Mère, femme au foyer, artiste, enseignante, elle décloisonne les domaines: les beaux-arts et l’artisanat, les pratiques professionnelles et amateures, l’individuel et le collectif, le personnel et le politique.
Car l’art appartient aussi à la rue. L’artiste s’engage dans les luttes féministes, notamment par son implication dans le mouvement de libération des femmes (FBB). Ses interventions se font collaboratives et expérimentales. Ces notions imprègnent aussi son enseignement à l’école des arts appliqués de Zurich, puis la création de l’école Form und Farbe, où la notion de «teamwork» est centrale. L’art y est avant tout un processus. L’intérêt de Stauffer pour des activités centrées davantage sur l’espace de réflexion, la participation et l’action que sur le résultat l’amène à donner des «cours de sorcières» ou encore à produire des pains d’épices décorés, «eat-art» dont la disparition après mastication interroge le monde de l’art.
Un chemin de plus à explorer sur les traces d’une artiste «indomptée, en colère, joyeuse et immortelle».
Doris Stauffer est née en 1934 à Amden et morte en 2017 à Zurich.

Image: Doris Stauffer (1934-2017), Signe D, moules en métal, moules en verre, entonnoir en verre, écrou en or avec cheveux, clé, scories, sur panneau vert, trouvé avec bordure dorée et marron, 1964, 22 × 45 × 18 cm. © Kunstmuseum Solothurn, Acheté par les Amis du Musée d’art de Soleure, 2023 – Crédit photographique: David Aebi, Bern/Burgdorf
L’exposition a été rendue possible grâce aux prêts généreux du Aargauerkunsthaus, du Kunstmuseum Solothurn, du département de la Culture de la Ville de Zurich, des Archives Sociales Suisses, Zurich, ainsi que du Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale suisse, Berne, ainsi que de collections privées.
Commissariat:
David Lemaire
Marie Gaitzsch
cp
En savoir plus:
https://www.mbac.ch/h-content/uploads/2025/04/Dossier-de-presse_MBAC_Thurnauer_Stauffer_2025-2.pdf
Contact:

Image: Doris Stauffer (1934-2017), Sans titre, non daté, Technique mixte sur papier © Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale suisse
#DorisStauffer #JeSuisUnChasseNeige #MBAC #MuséedesBeauxArtsdeLaChauxdeFonds #DavidLemaire #MarieGaitzsch #CHcultura @CHculturaCH ∆cultura cultura+
Kommentare von Daniel Leutenegger