13. Mai 2025
«AFROSONICA – PAYSAGES SONORES»
Exposition Musée d’ethnographie de Genève (MEG), 16 mai 2025 - 4 janvier 2026

Image: Miriam Makeba. Photographie de Philippe Gras. 1969. Alamy Stock Photo
Il s’agit d’une exposition sonore immersive qui explore le rôle de la musique et du son dans les sociétés africaines et leurs diasporas. À travers une sélection d’instruments, d’archives sonores et d’installations contemporaines, l’exposition met en lumière le pouvoir du son et de la musique pour ouvrir les esprits, faire ressentir l’instant présent, communiquer, établir des connexions entre humains et non-humains, transmettre des connaissances et des émotions et activer des souvenirs.

Image: Les musiciens Etienne Ngbozo (lamellophone sanzi) et Arone Singa (hochets soko). République centrafricaine, pays Gbaya, Ndongué. Photographie de Vincent Dehoux. 1977. Tirage photographique Collection Vincent Dehoux

Image: Le musicien Étienne ‘Doko et son lamellophone sanzi République centrafricaine, pays Gbaya, Gàló. Photographie de Vincent Dehoux 1977. Tirage photographique Collection Vincent Dehoux
«Afrosonica – Paysages sonores» met en lumière le pouvoir transformateur du son en tant qu’outil de mémoire, de connexion et de changement. Cette exposition marque un nouveau chapitre pour le MEG, en proposant une muséographie fondée sur une approche avant tout sensorielle, qui donne une place centrale à la perception sonore et au temps de l’écoute.

Image: «Debaa». Photographie de Elena Bertuzzi et Laure Chatrefou. Tirée du film diffusé dans l’exposition
Un voyage au cœur des paysages sonores
Par une approche transhistorique et multidisciplinaire, «Afrosonica – Paysages sonores» met en lumière le pouvoir du son comme source dynamique de connexion, de mémoire et de transformation culturelle.
L’exposition offre un voyage multisensoriel à travers des musiques issues du continent africain et de ses diasporas. «Afrosonica – Paysages sonores» invite à expérimenter différents aspects du rôle du son et de la musique: connexion avec sa propre intériorité, avec son histoire et sa généalogie, avec son environnement et avec l’au-delà.

Image: Cisanji, lamellophone. République démocratique du Congo, Katanga. Chokwe. Première moitié du 20e siècle. Bois, métal, résine, fibre végétale. Acquis à Paris en 1930; provenance non documentée. MEG Inv. ETHMU 012753 © MEG, J. Watts

Image: Calebasses peintes, Haïti. Première moitié du 20e siècle. Données au MEG en 1957; collectées par le psychanalyste Raymond de Saussure la même année. MEG Inv. ETHMU 026655-026657 © MEG, J. Watts
L’ancrage historique et contemporain
L’exposition «Afrosonica – Paysages sonores» est ancrée dans la réalité historique et contemporaine de l’Afrique et de ses diasporas. L’exposition couvre des millénaires, de la création sonore contemporaine aux patrimoines musicaux hérités et transmis sur plusieurs générations. Le parcours de l’exposition montre comment le sonore constitue un lien entre des pratiques d’origine ancienne, comme la danse ou le jeu de certains instruments de musique, et d’autres, plus contemporaines, comme les musiques électroniques et expérimentales.

Image: Manuscrit de chants notés «Me’eraf» pour la célébration du saint office. Éthiopie, hauts plateaux du centre Chrétiens d’Éthiopie (Amhara, Tigréens, Oromo). 19e siècle. Bois, parchemin, encre, cuir. Acquis de l’antiquaire genevois Nicolas Rossier en 1982; provenance non documentée. MEG Inv. ETHAF 042017 © MEG, J. Watts

Image: Peintures pariétales de vingt-huit relevés réalisés par Gérard Bailloud et son équipe en 1956-1957 et par Henri Lothe et son équipe entre 1956 et 1962; conservés au Muséum national d’histoire naturelle (Paris). Photographies de Jean-Christophe Domenech. 2011-2012
«Afrosonica – Paysages sonores» présente une multitude de pratiques musicales et sonores provenant de différentes régions du continent africain, de l’Égypte à l’Afrique du Sud en passant par le Bénin, et au-delà, dans certaines de ses diasporas, y compris aux États-Unis.
Un focus sur la diversité instrumentale et matérielle
Une grande variété d’instruments de musique est mise en valeur dans le parcours de l’exposition, comme les lamellophones (sanza, mbira, likembe, etc.), joués dans un contexte méditatif, les harpes, dont on trouve des représentations sur des peintures pariétales datant de plusieurs millénaires, divers instruments anthropomorphes qui relient l’humain et le sonore, ou encore le rhombe, dont la sonorité revêt une dimension sacrée.
L’exposition s’intéresse également aux multiples matériaux utilisés pour fabriquer ces instruments, qu’ils soient issus de l’environnement naturel ou récupérés.

Image: Kabosy, luth. Madagascar, région de l’Androy. Antandroy. 20e siècle. Bois, cordes en nylon, plectre en plastique. Acquis par l’intermédiaire de l’ethnomusicologue Victor Randrianary auprès de l’ensemble Remanindry lors d’un concert donné à Genève en 1997. MEG Inv. ETHMU 051954 © MEG, J. Watts

Image: Tom othieno, lyre. Soudan. Anyuak, Shilluk. 20e siècle. Bois, fer, corde. Donnée au MEG en 1979; collectée par l’ethnologue Conradin Perner en 1978. MEG Inv. ETHMU 039943 © MEG, J. Watts
Co-commissaires:
Madeleine Leclair, conservatrice au MEG, et Ntshepe Tsekere Bopape (Mo Laudi), artiste
Conseiller scientifique:
Mathias Liengme, collaborateur scientifique au MEG
Contributions artistiques de:
Tarek Atoui, Rohan Ayinde et Tayo Rapoport, Sammy Baloji et David Nadeau-Bernatchez, Elena Bertuzzi, Ntshepe Tsekere Bopape (Mo Laudi), Sonia Boyce, Simnikiwe Buhlungu, DJ Lynnée Denise, Ahmed Essyad, Em’kal Eyongakpa, Hamadoun Kassogué, KMRU, Evita Koné, Mansara et Amaury Voslion, Luca Mazzaferri, Elsa M’Bala, Yara Mekawei, Trinity Mesimé Njume-Ebong, aja monet, Bocar Niang, Nicolas Repac, Reda Sayagh, Jürgen Schadeberg, Segen, Wasulu Selecta, Bintou Simporé, Penny Siopis, Binetou Sylla, Midori Takada, Laëtycia Vumuka.
L’exposition présente aussi des installations centrées sur la voix des masques, les musiques méditatives pour lamellophones, ainsi que les musiques liées aux cultures vodoun et soufi.

Image: Plièwo, tambour. Côte d’Ivoire, 17 km au nord de Korhogo Sénoufo. 20e siècle. Bois, peau, corde, fragment d’os de mâchoire. Acheté par le MEG en 1965; vendu par des artisans Sénoufo au galeriste René David (galerie Walu) à Bienne. MEG Inv. ETHMU 032663 © MEG, J. Watts
L’énergie de la musique et du son pour ré-enchanter la Terre
À travers ses expositions, le MEG se questionne depuis 2021, sur comment habiter la terre à l’heure de l’anthropocène. L’anthropocène est une époque géologique caractérisée par l’impact significatif et durable des activités humaines sur la Terre et son climat depuis le début de la révolution industrielle.
À l’instar de l’émission «Prise de Terre» de la RTS, les expositions produites par le MEG entre 2021 et 2024 ont permis de nous «brancher» sur les grands enjeux liés à l’anthropocène (dérèglement écologique et (dé)colonisation) en abordant les questions des injustices environnementales depuis la perspective des peuples autochtones (Injustice environnementale. Alternatives autochtones, 2021), la transmission des mémoires de la colonisation et de l’esclavage (Helvécia. Une histoire coloniale oubliée, 2022; Mémoires. Genève dans le monde colonial, 2024) ou encore les relations que nous entretenons en tant qu’humains avec les autres formes du vivant (Être(s) ensemble, 2023).
Nous entamons, avec l’exposition «Afrosonica – Paysages sonores», un nouveau cycle d’expositions qui propose de «Ré-enchanter la Terre». Ce cycle souhaite mettre l’accent sur la recherche d’un mieux-être pour les sociétés humaines et non-humaines en présentant des actions qui s’efforcent d’imaginer et de créer un futur juste, inclusif et désirable où humains et non-humains coexistent de manière plus équilibrée.
L’exposition «Afrosonica – Paysages sonores» déploie toute son énergie pour relier en un seul et même lieu la sphère intime de chaque individu, l’espace et le temps, les ancêtres et les paysages de manière sensible et sonore. En se faisant, elle invite les visiteurs et visiteuses à entrer dans un espace de convivialité radicale où les voix du passé dialoguent avec les sonorités du présent pour activer et transformer en profondeur les contacts entre tous les êtres vivants.
Carine Ayelé Durand
Directrice MEG

Image: Sonnailles avec panier. Égypte, Abou Simbel. 20e siècle. Coquilles d’escargots, fils de coton, cuir, fibre végétale. Don du luthier et musicologue Luc Breton en 1997. MEG Inv. ETHMU 052020 © MEG, J. Watts

Image: Garè, grelots. Soudan, Otalo. Anyuak. 20e siècle. Fer, cuir. Donnés au MEG en 1979; collectés par l’ethnologue Conradin Perner en 1978. MEG Inv. ETHMU 039949 © MEG, J. Watts
Contact:
https://www.meg.ch/fr/expositions/afrosonica-paysages-sonores
Images
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Kommentare von Daniel Leutenegger